Cette phrase est mon mantra depuis plusieurs temps.
Entendue lors d’un podcast, elle m’a parlé alors que j’étais dans une période sombre. Je ne savais pas comment impulser un changement pour entreprendre le chemin de la guérison de mon âme.
J’attendais d’être dans de bonnes dispositions, d’être dans des conditions parfaites pour amorcer ce chemin. Et vous savez quoi ? Les conditions n’étaient jamais réunies, alors je restais là, en attente. En attente d’aller mieux pour me relever et faire des choses.
Cette phrase « N’attends pas d’aller bien pour faire les choses, mais fais les choses pour aller bien » a été un électrochoc, un déclic, arrivé à point nommé.
Cela a été une prise de conscience inversée, contraire à mon raisonnement jusque là.
Tout doucement, je me suis interrogé sur ce qui pouvait me faire du bien et je me suis mise en mouvement, à mon rythme, privilégiant des activités qui venaient m’apporter du baume au cœur et à mon âme.
Les conditions idéales sont rarement réunies. Il y a souvent quelque chose qui ne vas comme on le souhaite, ou bien un imprévu ou encore un obstacle, extérieur ou intérieur à nous-même.
Petit à petit, j’ai travaillé ma volonté et ma motivation.
Récemment, je suis tombée sur un article dans lequel l’auteur, un coureur, écrivait que c’était lorsque l’on était moins en forme (physique, mentale ou émotionnelle) qu’il fallait justement aller courir car ainsi on travaillait sa détermination et sa régularité. C’est évidemment plus plaisant et facile de courir lorsqu’on est au maximum de ses capacités. Mais c’est lorsque que c’est plus difficile que l’on se dépasse et que l’on travaille son mental et sa motivation. Et que l’on progresse.
Cela va bientôt faire un an que je me suis remise à la course à pied (je courrais adolescente et jeune femme, c’était même le sport national de ma famille!). Et ce que la course à pied demande comme régularité, volonté et dépassement de soi peut s’appliquer à bien des domaines !
Certains jours je suis dans une forme « olympique » et courir est un véritable kiffe : vitesse, distance et endurance sont au rendez-vous et je me sens quelque part invincible. D’autres fois, je suis fatiguée, j’ai mal quelque part, je n’ai pas envie. Et c’est justement là que je mobilise ma détermination pour aller courir. Ce n’est pas facile, je galère…mais je le fais. Je travaille autre chose que l’aspect purement physique. J’allie alors effort physique et force mentale. Ce sont ces moments qui nous font réellement progresser. Ces moments où l’on va puiser au fond de nous. Si ce n’est pour avancer, c’est pour ne pas reculer ou sombrer à nouveau. Et venir découvrir en notre être intérieur une force et des richesses jusqu’alors ignorées. Cela nous permet d’explorer d’autres parts de nous-même.
A la fin d’une course où les conditions parfaites n’étaient pas réunies, je me sens fière de moi ! Je l’ai fait ! et c’est justement en l’ayant fait que je me sens bien, accomplie, que je me sens pleinement moi.
Je suis la première à m’arrêter sur le moindre petit truc qui ne va pas. Et il y a des jours où je n’arrive pas à mobiliser mes ressources pour le dépasser. C’est ok. Après tout, nous ne sommes pas des robots.
Mais de plus en plus je me récite mon mantra afin de voir si je ne peux pas dépasser cette situation; je me demande ce que je peux mobiliser comme ressources et ce que je peux venir travailler en moi pour franchir cet obstacle, avec à la clé la satisfaction d’avoir fait les choses malgré tout et la fierté que cela amène.
Chaque jour nous offre la possibilité et l’opportunité de découvrir et d’explorer nos nombreuses richesses et forces intérieures. Il nous appartient, la plupart du temps, de nous donner rendez-vous avec nous-même et d’y être présent.
Encore une très belle leçon de vie dont je partage la sagesse, C’est sans nul doute un bon mantra pour avancer, même si mon cheminement personnel est presque inversé :, j’attendais d’aller mal pour faire des choses… comme tu dis attendre les conditions idéales, c’est bien trop risquer qu’elles ne soient jamais là et que rien ne se réalise jamais, alors il faut se lancer et faire les choses…. Ce que je compte faire,, ni pour aller plus mal, ni plus bien, juste pour exister autrement et accomplir quelque chose (et à ce sujet il faudrait, qu’on se voie pour en parler, oui, c’est bien un appel du pied.)
Encore bravo pour celle belle leçon qui, je l’espère, trouvera le public qui pourrait avoir besoin de l’entendre.