
Rue du cherche midi à 14 h un horloger courrait après le temps : » je n’ai pas une minute à perdre », pensait t il haletant, …
« Mais une heure à gagner », chantait-il gaiement. D’un rythme fracassant, il ponctuait ses pas sur ce sol abondant de sonorités, il sautillait. Tic Tac Toc d’abord, il faisait, gauche droite gauche appuyés faisaient ses pieds. Ensuite, il sautait, puis pointe, pointe, talon pointe, il reprenait ; capturant la mesure, son oreille comptait. Il devenait le temps, les secondes, les minutes, avalant les heures, il se mit à marcher. Déjà la nuit tombait, mais l’obscurité ne lui faisait plus peur ; dans son mouvement perpétuel il savait combien de temps elle allait durer. Ce n’est qu’au petit matin que s’allongeant au bord d’un arbre il se mit à rêver, bercé par les battements de son cœur que maintenant il comptait, compter le temps les minutes, les secondes, pour toujours dans ses rêves avancer. Faisant le tour du monde il dépasserait peut être le passé et qui sait, dans cette danse folle rattraperait le futur pour éventuellement s’y installer ? Mais pour cela il devra accepter, accepter que l’espace d’un instant il puisse être hors temps. Le temps ne se rattrape pas, ni se dépasse, il se vit. Ce jour-ci il n’y a ni retard ni avance, inscrit t’ il sur son carnet.
Ni départ ni arrivée.


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